Alerte fraude : que nous réserve le futur?

28-03-2018 10:15
Par: Publireportage

Comme le mois de la prévention de la fraude au Canada tire à sa fin, il est naturel de se demander quelle sera la suite. Le canal de distribution traditionnel de voyages (B2B2C, c’est à dire Client (C) à l'agence de voyages (B) au grossiste / compagnie aérienne (B)) est aujourd'hui encore totalement exposé au risque de fraude sans aucune possibilité de protection similaire aux compagnies qui vendent directement aux consommateurs.

Le problème fondamental est que la carte de crédit est traitée au point de vente dans l'agence de voyages, mais le commerçant qui accepte la carte de crédit est soit un grossiste ou une compagnie aérienne qui n'interagit jamais avec le titulaire de la carte; ceci constitue une transaction de carte non présente et l'agence de voyages est tenue responsable de toute fraude.

Pour relever ce défi, l'Association des voyagistes du Québec (ATOQ), l'Association canadienne des agences de voyages (ACTA) et l'Association canadienne des voyagistes (OAIC) partagent un objectif commun: Accélérer les changements vers un environnement transactionnel sécuritaire à travers nos différentes plateformes de distribution.

  • Existe-t-il des options de protection à l'horizon? Oui.
  • Y a-t-il des solutions rapides et faciles? Non
  • Y a-t-il des défis et des frustrations à surmonter? Oui

D'abord, les bonnes nouvelles

Les sociétés de cartes de crédit comme Visa et Mastercard veulent que les détenteurs de cartes de crédit et les commerçants qui acceptent les cartes puissent fonctionner dans un environnement sécurisé. La motivation est simple, si les titulaires de carte ne craignent pas d'utiliser leurs cartes en ligne, et si les commerçants sont moins préoccupés par la fraude, les transactions totales augmenteront considérablement.

Pour les transactions conclues avec les voyagistes, et à compter de la fin de 2018, l'industrie du voyage pourra bénéficier de la dernière version du logiciel de sécurité antifraude (3DS 2.0) mise à notre disposition par les principales marques de cartes de crédit.

Ne serait-il pas agréable de pouvoir accepter une transaction de grande valeur, de dernière minute, d'un client que vous connaissez à peine et de pouvoir traiter les ventes sans vous soucier de la fraude? Oui!

Afin de bénéficier de la protection complète contre la fraude, nous devrons changer la manière dont nous gérons notre flux de travail aujourd'hui, car une protection complète ne peut être fournie que lorsque le titulaire de la carte interagit avec une passerelle de paiement en ligne sécurisée.

Devons-nous changer notre façon de transiger avec nos clients bien établis de longue date? Non.

Vous pouvez continuer à utiliser les mêmes procédures que vous avez toujours suivies, mais vous resterez responsable de toute fraude éventuelle. Heureusement, ces types de clients ne sont pas ceux où nous expérimentons la fraude.

Voulons-nous changer la façon dont nous traitons avec les clients nouveaux ou inconnus qui veulent acheter chez nous? Oui Accepter les détails de la carte par téléphone, par courriel ou par toute autre communication électronique, puis transmettre l'information au fournisseur de voyages, ne vous permettra pas de bénéficier du transfert du risque de fraude à l'émetteur de la carte.

En coopération et en consultation avec tous les acteurs du système de distribution B2B2C, nous rechercherons de nouveaux systèmes et procédures qui fonctionnent bien avec nos réalités quotidiennes et qui, au bout du compte, offriront une plus grande sécurité.

Maintenant, certaines moins bonnes nouvelles

Il semble que nous attendrons plus longtemps la protection contre la fraude pour les billets d'avion vendus par l'intermédiaire des agents ou consolidateurs / voyagistes désignés par l'IATA.

Il y avait une excellente occasion de commencer à réduire les risques avec les billets d'avion qui sont l'une des principales sources de fraude par carte de crédit à l'échelle mondiale. De nouvelles procédures d'échange de données ont été approuvées et publiées par l'IATA en juillet 2017 (DISH 22.2), ce qui aurait permis l'infrastructure nécessaire pour transférer le risque de fraude aux émetteurs de cartes de crédit.

Malheureusement, l'IATA a proposé d'annuler cette option pour la protection contre la fraude pour les agents lors des réunions d'octobre 2017 et ce changement a reçu l'approbation finale en février 2018. L'action de l'IATA laisse perplexe surtout lorsque nous passons en revue tout le processus NewGen ISS (la nouvelle génération de systèmes de règlement IATA), pour réduire le risque lié aux paiements.

Les agents de l'IATA sont maintenant laissés à eux-mêmes et continueront à perdre des millions de dollars par an, jusqu'à ce que l'IATA ramène la même option de protection contre la fraude dans leur prochaine version des normes d'échange de données (DISH 23).

En raison de l'excellent travail effectué par "l’Airline Reporting Corporation" (ARC)3, les agents de voyages aux États-Unis sont positionnés pour bénéficier bientôt de la protection contre la fraude sur les ventes de billets d'avion. À compter de cette date, nous attendons de la part de l'IATA un message officiel au sujet de l'échéancier à partir duquel la protection des agents canadiens sera rendue disponible. Soyez assurés que l'ATOQ, l'ACTA et l'OAIC continue de travailler en étroite collaboration pour accélérer le changement afin que l'industrie canadienne puisse adopter rapidement les meilleurs outils disponibles pour la réduction de la fraude. Vendre en toute sécurité, et n'oublier jamais votre meilleure protection: CONNAÎTRE VOTRE CLIENT!

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